Ould Kablia menace de dévoiler certains faits historiques C’est plus salutaire de fermer ta gueule pauvre minable du clan d oujda

5 juillet 2015 | 23:00
Hocine Adryen

Le président de l’Association nationale des moudjahidine du ministère de l’Armement et des Liaisons générales (MALG) et ex-ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, a peut-être jeté sans le savoir un pavé dans la mare à l’occasion du 53e anniversaire de l’Indépendance.

Ould Kablia a affirmé Samedi à Tipasa qu’il « est temps d’ouvrir les archives de la révolution nationale », indiquant que le MALG « a été respectueux » de l’éthique dans l’accomplissement de ses missions au service de la révolution : « C’est la première fois que j’évoque ce sujet car il est temps d’ouvrir les archives et de dévoiler les faits historiques sur nombres de questions qui suscitent toujours une grande polémique et lever les ambiguïtés, a soutenu Ould Kablia.

Qui mieux que lui, un ancien des renseignements durant la guerre de Libération peut attirer l’attention sur le très sensible dossier des archives de la révolution nationale qui restent jusqu’à aujourd’hui très limité d’accès ou carrément interdit pour le profane. Après avoir longtemps gardé le silence, Ould Kablia menace de dévoiler certains faits historiques.

Après avoir mis en avant le rôle des historiens dans l’écriture objective de l’histoire, il a remarqué qu’une centaine d’ouvrages historiques « inutiles » qu’il avait lus sont « vides de contenu », car se basant sur des sources « faibles ».

OuldKablia a fait savoir qu’il dévoilerait prochainement plusieurs faits historiques relatifs à la révolution nationale, étayés de documents fiables, soulignant le rôle de son association dans la réhabilitation de plusieurs Algériens ayant contribué à la réussite de la révolution, alors qu’ils occupaient de hauts postes dans des institutions françaises de l’époque.

Entre la rétention des archives des uns et le refus des autorités françaises de mettre à la disposition des Algériens le contenu des archives, il est curieux de savoir le pourquoi de cette union sacrée fait autour de la question des archives.

La France, qui a rapatrié des archives nationales en 1962, continue de faire la sourde oreille aux multiples sollicitations des pouvoirs. La France transféra d’Algérie, durant la période 1961-1962, des conteneurs entiers d’archives appartenant à l’Algérie.

Les conservateurs en poste à cette époque avaient reçu des instructions pour photographier en miniature toutes les archives. Le premier chargement et départ des archives d’Alger s’est effectué sur ordre direct de la Direction générale des archives en France le 6 Mars 1961. Au début de l’année 1962, la décision de déménagement vers le territoire français de tous les documents, manuscrits ou imprimés, a été prise au niveau local par la direction de l’administration générale dépendant de délégation générale accréditée en Algérie.

Après l’indépendance le gouvernement Algérien avait sollicité de la France avec insistance, le rapatriement de ces archives, mais quelques lots seulement ont été rendus.
Depuis 1981, aucune autre récupération des restes d’archives de notre pays n’a été relevée.

Le litige existe à ce jour. La plus grande partie des archives se trouve à Aix-en-Provence et dans d’autres lieux. Ces documents, qui concernent la période coloniale en Algérie sont déterminés par série.

Il existe des documents d’une très grande importance des première et seconde générations, qui étaient conservés dans les bureaux entre 1961 et 1962, réunissant dans leur totalité différentes structures de l’administration coloniale, à savoir le Gouvernement général, la préfecture, les mairies et communes mixtes, les prisons, les banques et les entreprises diverses.

En 1967, les responsables algériens ont demandé à la France l’application des mesures adoptées lors de la table ronde sur les archives tenue à Varsovie en 1963, sans que la France réponde favorablement.

En 1980, un groupe de travail commun entre Algériens et Français s’est réuni quatre fois, sans résultat positif.
Cinquante-trois ans après l’indépendance, le citoyen ne connaît encore rien de l’histoire de la guerre d’indépendance et encore moins celle d’aujourd’hui, car toutes les archives sont devenues inaccessibles.

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